ABOUT

A vingt ans, après des études de danse classique, danse contemporaine et de peinture, Gwen Hautin devient interprète chorégraphique professionnelle. Elle participe et danse plusieurs créations sur des arguments qui ont fondamentalement bouleversé l’art de la danse dans les années 1980/90 (Cie Liennard, Cie Cougoule). En intégrant les Ballets Contemporains  Karin Waehner, elle travaille l’expressionisme pour ensuite chercher à l’opposé avec Viola Farber (CNDC), disciple de Merce Cunningham.

Gwen Hautin également enseignante (technique, improvisation, composition) sur la formation de jeunes danseurs professionnels à la Schola Cantorum de Paris durant dix ans, intervient aussi auprès d’autres disciplines : comédiens, musiciens et artistes lyriques (Opéra-Comique, Centre de la voix de Royaumont…).

Elle ne se reconnaît pas dans les mouvements picturaux européens d’alors et c’est grâce à la danse contemporaine qu’elle découvre tout le mouvement artistique américain dont la pensée lui correspond davantage : Trisha Brown, Lucinda Childs, Cunningham, John Cage, Rauschenberg, Rothko, Pollock, Motherwell, Sam Francis…

Tout en menant sa carrière de danseuse, Gwen Hautin poursuit sa pratique plastique à la recherche d’un geste/mouvement dans un instant figé. De la pensée chorégraphique, elle en conserve le goût de l’écriture/composition, de la mise en espace et de la vitalité du geste et sa musicalité, qui rythme toute sa démarche picturale sur différents supports (papier, calque, toile). Depuis 2007, elle nous livre sa subtile synthèse entre deux arts qui pour elle, s’interrogent et se répondent.

Gwen Hautin anime également des ateliers, workshops.

portrait ©Gwen Hautin.jpeg

en cours d'installation de l'oeuvre Hors-Champ, in situ, 2019

« Si la danse est l’incarnation de la pensée par le mouvement, la peinture en est l’empreinte immortalisée. Si une telle parenté existe entre la danse et la peinture, elle est  fondée sur la similitude de  leur recherche : un postulat de liberté. La danse porteuse d’enjeux et d’urgences, marche et se dépêche, tandis que la peinture comme un seuil perpétuel à franchir, s’imprime dans son espace limite.

Ici, la peinture ne cherche pas à représenter la danse, elle la désigne, anticipe sur sa propre notation, mémoire du temps  et de l’espace et s’écrit par l’abstraction pour en préserver le sens. » Gwen Hautin

Démarche artistique